Cette violence. Cette énergie. Celle de la haine. C’est la même. Celle du bâtisseur. Même main qui se tend, ouverte, doigts tendus ou crispés. Sur la détente ou le pinceau, le bistouri, l’archet, le manche. Un cri. Et le silence autour, où gronde l’univers en atomes, lumières, en forces, mouvements. Le sourire, la grimace, la douleur et la foi. Qui la maîtrise ? Qui maîtrise le but, domine l’échéance ? Qui la propulse contre quoi, en rebonds, et pourquoi ?
Les gouttes. Une à une. Source, rivière, fleuve, marée. Nuage.
Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? Où ? Et ?
Mais encore ?
Maîtriser l’absence de prise. Regarder le chemin, devant, derrière. Passé, futur. Absents, rongeurs rongés. Et le présent. Où ? Quel présent ? Indicatif absent.
Mais en corps.
Mais en corps et à cri. Oser les possibles, gardés les peut-être. Ne rien espérer, même. De même ne rien vouloir : va savoir.
Il marchait. Aveugle et sourd. Et dans sa tête des forêts, des chants d’oiseaux, des sourires d’enfants, de belles mains tendues.
Il tombait. Et sans rien dire, sans maudire et quand même, il repartait.
Mille, dix-mille années, qu’importe. Il marchait, c’était le moment de marcher dans le temps et l’espace d’une incise peut-être ou d’un néant, qui sait. Alors, il essayait de marcher bien. Pour dans sa tête les forêts, les chants d’oiseaux, les sourires d’enfants, les belles mains tendues. Même énergie, mais le rêve était sien, était beau. Était doux et paisible. Et le restait. Et chaque chute l’amplifiait.
Cri. Instrument. Vibrer ses rêves. Force, la conduction.
La note. Elle est infinie. Totale. Au-delà, même. Elle est toutes les notes. Toutes et aucune.
Mais le rêve. Rêver la main du bâtisseur.
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